Voisine immédiate de Bordeaux, à quatre kilomètres de notre atelier de la rive droite, Talence mêle échoppes bordelaises, pavillons des années 1950-1970 et grands équipements universitaires du domaine du Haut-Carré. Une bonne partie de ce bâti résidentiel a été construit avant l'interdiction de l'amiante de 1997, ce qui explique le nombre de matériaux amiantés que l'on y rencontre encore.
Sur les échoppes talençaises de Thouars, de Peixotto ou du secteur de la Médoquine, l'amiante se loge d'abord dans les toitures de garage et d'appentis en plaques ondulées de fibrociment, dans les conduits de ventilation et, à l'intérieur, dans les dalles de sol vinyle-amiante posées lors des rénovations d'après-guerre. Les résidences étudiantes et les copropriétés proches du campus conservent parfois des calorifugeages.
Le climat océanique aquitain, humide et doux, favorise mousses et lichens sur les plaques exposées : une couverture fibrociment se dégrade vite à Talence, se faïence et laisse échapper des fibres. Beaucoup de nos chantiers talençais démarrent au moment d'une rénovation énergétique, quand le repérage avant travaux met au jour une sous-toiture ou des dalles amiantées.
Depuis 15 ans, notre équipe désamiante à Talence échoppes, pavillons, copropriétés et locaux : plan de retrait, confinement lorsque nécessaire, dépose sécurisée des toitures puis évacuation tracée jusqu'à l'installation de stockage agréée. Chaque chantier talençais est mené sous certification amiante sous-section 3, avec analyses de libération à l'appui.